Paintback, quand des graffeurs détournent les croix gammées à Berlin

Paintback, quand des graffeurs détournent les croix gammées à Berlin

A Berlin, les graffeurs en ont ras-le-bol des croix gammées ancrées sur les murs de la ville et se mobilisent contre leur prolifération. Pour cela, ils ont entrepris une belle et intelligente initiative : transformer ces vestiges fascistes en personnages, animaux ou Rubick’s Cube !

 

Entre la réédition de Mein Kampf en janvier dernier et le récent succès de l’extrême droite aux régionales face au parti de la chancelière, il n’est pas complètement étonnant de voir fleurir des croix gammées sur les murs de la capitale allemande. Mais peu importe la cause de cette résurgence, les street artistes sont là pour montrer le bon exemple…

 

« Paintback », répondre au fascisme avec humour

Bien souvent, l’art est une arme redoutable et efficace pour combattre le racisme et les discriminations. Depuis maintenant trois ans, un groupe de graffistes militants se sont donnés pour mission de nettoyer la ville de Berlin de ses tags xénophobes, notamment des croix gammées.

 

Et plutôt que de les effacer, les artistes du mouvement ont décidé de les détourner et les métamorphoser en jolis dessins, bien plus agréables à regarder. A l’instar de ce moustique repeint sur un drapeau nazi et sa croix gammée : « un moustique et un filet à papillons … On s’est dit qu’on allait pas le prendre au sérieux (…). Mais on voulait quand même envoyer un message, dire à toute le monde que les moustiques ça nous énerve, tout comme les fascistes » explique Ibo Omari, un des graffeurs du mouvement, à la chaîne franco-allemande Arte.

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Un projet que soutient fermement la population locale

Mais pas question de « dégrader » les murs des maisons sans permission ! Les graffeurs ont d’abord demandé aux propriétaires l’autorisation de recouvrir ces tags nazis. C’est donc en toute tranquillité que le projet PaintBack s’efforce d’enjoliver les murs de Berlin.

 

Les berlinois voient d’un très bon oeil l’initiative. Elle crée même de nouvelles vocations chez la population. De nombreux jeunes rejoignent le collectif et transforment eux aussi les croix gammées en trèfles, en oiseaux, en lapins ou encore en égyptiens, avec toujours les mêmes principes en vue : « répondre avec impertinence, humour, parfois de manière un peu infantile, mais surtout avec du beau et beaucoup d’amour » confie Ibo Omari, à Arte.

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L’initiative a depuis pris de l’ampleur, et notamment grâce au #Paintback sur Twitter. C’est de cette façon que les graffeurs du mouvement invitent tous les street artistes du monde entier à faire de même !

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