DAleast et ses bêtes en 3 dimensions

DAleast et ses bêtes en 3 dimensions

Artiste Chinois installé au Cap, DAleast use d’une technique plus que remarquable pour peindre ses animaux… des courbes grises et blanches s’entrelaçant à l’infini, comme pour donner une dimension réelle, voire pour personnifier ses œuvres. Êtres humains ou animaux sauvages, ils forment pour lui un tout, vivant en paix et en harmonie. 

 

« DAleast is currently a human being ». Six mots, en guise de biographie sur son site web. De son identité officielle, nous n’en saurons guère plus, si ce n’est qu’il est né en 1984, à Wuhan, en Chine. DAleast est en effet un artiste désireux d’entretenir le mystère autour de son personnage. Toutefois, quelques interviews par-ci et par-là nous permettront de déchiffrer l’énigme qui règne autour de ce graffeur…

 

DAleast, artiste précoce

Dès sa plus tendre enfance, DAleast rêve de devenir artiste. Des idées plein la tête, il crée et invente toutes sortes de personnages, jongle avec les crayons de couleurs et les pinceaux, produit installations et performances artistiques… C’est à l’âge de vingt ans seulement qu’il embrasse une carrière dans l’art urbain et délaisse les bancs de son école de sculpture, qu’il juge trop académique.

 

Johannesburg, New York, Copenhague, Berlin, Londres, Vienne ou encore Paris… Ses œuvres recouvrent depuis les murs des plus grandes villes du monde, jusqu’aux plus petites banlieues, à l’instar de Melun. L’artiste trouve de ce fait un terrain d’action beaucoup plus excitant dans le monde du Street Art. Ses premières interventions en tant que graffeur sont d’abord signées DAL, puis DALeast : Dal comme le plat indien préféré de l’artiste et East évoquant ses origines asiatiques.

image

Copenhague, Danemark (2015)

imageBerlin, Allemagne (2014)

imageVienne, Autriche (2013)

imageMelun, France (2012)

 

Un bestiaire sauvage, à la limite du réel

Ses sujets de prédilection sont les animaux, qu’il traite avec la plus grande empathie. En effet, l’artiste, qui croit en la réincarnation de l’homme, considère les animaux comme des êtres à part entière, indispensables au fonctionnement de la Terre. Il les traite visuellement, dans un style à la fois empreint de magie, et si réaliste que les animaux semblent s’élancer hors du mur sur lequel ils sont peints.

 

A l’image de son créateur, l’art de DAleast entretient le mystère : sa technique proche de la 3D, grâce à de savants effets de blancs et de gris sur du noir, donne un rendu spectaculaire. On croirait presque son bestiaire composé de milliers de petits tessons de métal, accrochés les uns aux autres, comme pour former une sculpture réelle. Et pourtant, il ne s’agit bien là que de peinture en spray …

 

image

***EXCLUSIVE*** KINGDOM - UNDATED: A big cat mural in Brick Lane, London, England. THESE huge paintings are the work of a secretive graffiti artist who has tagged murals in cities across the planet. Chinese-born DALeast spends six months of the year travelling and painting around the world. His quirky pieces, which are sometimes hundreds of feet across, can be seen in Cape Town, Miami and even closer to home in London's Brick Lane. PHOTOGRAPH BY DALeast / Barcroft Media UK Office, London. T +44 845 370 2233 W www.barcroftmedia.com USA Office, New York City. T +1 212 796 2458 W www.barcroftusa.com Indian Office, Delhi. T +91 11 4053 2429 W www.barcroftindia.com

New York, E-U (2013)

 

Une relation ambigüe avec la Chine

DAleast ne se définit pas comme un artiste engagé politiquement, mais il se dit déçu de la tournure que prend le Street Art en Chine, qu’il perçoit comme un simple effet de mode et non plus comme un moyen d’expression. Il s’insurge contre le manque de créativité qu’engendre le régime, tout en restant optimiste quant à l’avenir de cet art en Chine : « ce pays chaleureux peut toujours apporter autant d’inspirations que d’inquiétudes », confie-t-il au journal anglais The Independent.

 

La preuve en est avec ce matin d’été 2008, juste avant les JO de Pékin : la police chinoise l’arrête, le prenant pour un terroriste ! Heureusement, le malentendu se dissipe rapidement. La même année, DAleast fait la rencontre de la street artiste sud-africaine Faith 47. Au revoir Pékin, bonjour Cape Town ! Notre chinois plie bagages et part s’installer avec sa nouvelle compagne en Afrique du Sud.

 

image

DALeast (à gauche) et Faith 47 (à droite)

 

Depuis, performances, expositions personnelles, commandes s’enchaînent un peu partout dans le monde. Entre 2010 et 2015, il serait déjà venu 5 fois en France… Faites le calcul, si DAleast vient une fois par an, peut-être aurez vous la chance de le croiser en cette fin d’année 2016 …

 

DAleast et ses bêtes en 3 dimensions
Mot clé :                                                                                                

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *